Benjamin Deruelle, le directeur de publication, s’emploie avec l’aide de nombreux historiens spécialistes à démontrer que les différentes composantes du champ historique (récits, sources, historiographies…) ont toujours fait l’objet d’instrumentalisations pour appuyer les entrées en guerre – dans la lignée de la célèbre expression du géographe Yves Lacoste : « l’Histoire sert à faire la guerre ». C’est en tout cas la principale thèse défendue tout au long des pages. Loin de se vouloir moralisateur en affublant l’historien d’une quelconque responsabilité, l’ouvrage de Benjamin Deruelle se veut avant tout érudit et pédagogue.